La médecine des Celtes

Passionnée par notre héritage historique, culturel, artistique et spirituel, j’ai décidé de rassembler ici quelques éléments qui pourraient également vous intéresser.

Le Nord comme origine

A l’origine, nous venons du Nord. Notre langue, notre culture, nos croyances sont indo-européennes et la migration des peuples indo-européens démarre plus de 2’000 ans avant J-C.

Parmi les peuples qui ont migré et se sont installés sur nos terres durant l’Âge du fer (-800: Hallstatt à 40: occupation romaine): les Celtes.

Les Celtes

Dans l’Antiquité, un Celte c’est quelqu’un qui appartient à un groupe qui parle une langue celtique. Il n’y a pas de nation Celte. Ce peuple qui s’est étendu de la Hongrie au Portugal et du Nord de l’Italie jusqu’en Écosse n’est donc pas homogène dans l’ensemble du territoire conquis.

Il y a plusieurs tribus qui se distinguent par leur langue issue de l’indo-européen (gaélique, brittonique, picte, gaulois, lépontique, galate, celtibère, tartésien), par leur artisanat et par leur panthéon (chaque région à un nom différent pour un dieu ou une déesse similaire) même si leur cosmogonie et cosmologie sont semblables.

Il n’est donc pas étonnant que la roue médecine des Celtes insulaires (Grande Bretagne, Écosse, Irlande et Bretagne actuelles) ne soit pas la même que celle des Celtes continentaux (gaulois, helvètes, etc).

Ils ont les mêmes éléments (Terre, Eau, Air, Feu, Ether/Nwyvre) et animaux sacrés mais ne les placent pas dans les mêmes directions cardinales et cela en fonction de leur géographie alentours. Nous sommes en présence de peuples qui vivent en symbiose avec leur nature environnante et elle n’est pas identique partout.

Et chez nous?

Rien qu’en Valais, on distinguait les Nantuates (région Léman – St Maurice), les Véragres (région Martigny), les Sédunes (région Sion-Sierre, Valais central) et les Ubères (région Haut-Valais).

Et lorsque l’on parle de l’Helvétie, il s’agit en fait de 4 tribus importantes de la région du Plateau suisse, rassemblées autour des lacs de Neuchâtel, Bienne et Morat dont la capitale était Avenches. N’oublions pas que la période dite de La Tène (2ème âge du fer: -450 à 40) tient son nom du village de La Tène au bord du lac de Neuchâtel!

L’occupation romaine

Puis arrive l’occupation romaine et en à peine 100 ans, cette civilisation disparaît! Les Celtes n’ont pas réussi à s’unir (guerre des Gaules) et capitulent avec Vercingétorix.

La tradition celtique, le savoir des druides, des bardes et des ovates a été véhiculée oralement uniquement, pour ne pas les figer. Il existe plusieurs traces d’écrits politiques et commerciaux celtiques, ce n’est donc pas qu’ils ne savaient pas écrire mais que pour eux, la parole était supérieure à l’écrit pour ce qui a trait au spirituel. Nous devons ainsi mettre en perspective les écrits des romains et des grecs sur les Celtes et nous fier aux mémoires collectives pour retrouver cette culture.

Le druide/la druidesse – le druidisme

Littéralement, le druide est « celui qui sait fidèlement« . Il fallait plusieurs années pour devenir druide ou druidesse et se remémorer tout un savoir transmis exclusivement oralement (connaissances, diverses médecines, chants etc).

Le rôle du druide est également de transmettre et de partager, de mettre en lien les hommes avec les différents règnes et mondes. En effet, la vision du monde du Celte n’est pas anthropocentriste: l’homme n’est pas le centre de l’univers, au contraire. Il en fait partie au même titre que les autres règnes, que la nature, le ciel et ce qui l’entoure.

Comme le dit très bien Pascal Lamour, druide et docteur en pharmacie, dans son livre « La parole du Druide »: <<le druidisme n’est pas une religion, mais plutôt une spiritualité. Ce n’est pas non plus une philosophie, terme trop réducteur pour en englober les liens multiples. Et le druidisme ne se réduit pas seulement à un mode de vie, bien que pratiqué au quotidien. Enfin il ne faut pas le confondre avec le chamanisme. Le druidisme est un ésotérisme. C’est à dire une voie initiatique qui, pour le futur druide, s’ouvre réellement le jour de la cérémonie d’initiation et se poursuit sa vie entière.>>

Mon parcours

En 2020, je me suis engagée sur la voie du Druide au sein de l’école Eorian de Joëlle Chautems (druidesse Hadana), j’ai pu y rencontrer des enseignants extraordinaires dont Pascal Lamour (druide Liamm En Hengoun) avec qui(s) je continue de cheminer.

Après un parcours intensif au sein de l’école et une épreuve d’initiation, j’ai été invitée à entrer dans le cercle des marcassins (apprentis druides) lors de la cérémonie d’Imbolc 2023. J’y ai alors reçu le nom de Gèadh afin d’affirmer et de pérenniser mon rôle de gardienne.

Quelle gratitude pour la reconnaissance du chemin personnel parcouru et pour mon investissement en tant qu’être humain en marche, désireux de transmettre ces sagesses anciennes et de mettre en lien l’homme avec les mondes qui l’entourent.

En parallèle, durant la saison 2022-23 j’ai poursuivi ma voie en côtoyant les sagesses ancestrales d’autres contrées (Amérique du Sud, Irlande) avec Stéphanie Marti (Ananda) dans un cercle de femmes incroyables pour rêver au son du féminin.

Voici quelques liens complémentaires, n’hésitez pas à cliquer dessus pour en savoir plus.

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2 semaines avant chaque fête, j’organise un atelier de partage de sagesses celtiques afin d’étudier un thème lié au druidisme et d’expliquer et de préparer la fête à venir. Consultez l’onglet évènement du mois pour plus de détails.

Lors de chaque fête, j’organise une cérémonie druidique en extérieur, à laquelle tout un chacun peut participer contre un troc de vivres, ceci afin de garantir l’équilibre entre le donner et le recevoir. Pour les détails, veuillez vous référer à l’agenda du mois.